Les rencontres

Les « maîtres »

 

Les amis rencontrés autour de Gravelines, jeune étudiant avide de découvrir et d’apprendre en regardant, ont durablement éclairé ma vision du monde et des « arts ». Cette façon de regarder le monde et d’en rendre compte au prisme de son regard.

Cette façon d’accueillir, de respecter, de donner à voir ou entrevoir le plus fort de sa vision du monde, mais aussi de résoudre les questions techniques et pratiques, de se forger des « outils ».

Merci à eux de tout ce qu’ils m’ont apporté, comme un dû, une évidence.

D’autres « maîtres » ont marqué mon regard, forcé le respect et l’admiration, même si je me sens artistiquement « très différent ».

Henry Moore : l’histoire de l’homme, sa force vraiment tranquille, et ses œuvres monumentales, la visite de son atelier…

Pierre Soulages : l’homme aussi tout en premier… l’exigence, la recherche ordonnée, incessante autour de variations si mesurées, cachant mal un extraordinaire élan vital.

Roger Edgar Gillet : merci aux Guigon de me l’avoir fait découvrir à la fin de sa vie, aveuglé par sa lumière et ses ombres, mais soucieux d’achever sa besogne.

Rebeyrolle : le rebelle, dès ses débuts, pourtant classiques mais jamais académiques. L’exubérance, l’outrance, la moquerie toujours justes, surmontées. La remise en cause permanente des acquis : n’est ce pas ça la tradition ?

Nicolas de Staël : pas tant pour le destin tragique (qui attire peut être davantage le médecin que je suis) mais surtout la lumière, la fabuleuse lumière de mon pays.

Pete Mondrian: est surtout connu pour l’utilisation des œuvres de ses dernières années par des designers et des publicistes.
Le cheminement (qui précède cette construction géométrique et les couleurs primaires) m’a émerveillé: les pommiers ou la tour
de l’église de Dombourg qui se dépouillent. Ne reste que l’essentiel!

Denis Monfleur : lui aussi découvert chez Guigon… la force « pas tranquille », brutale parfois, mais tellement sensible.

Miguel Barcelo : découvert à Avignon, avec mon fils Axel, puissant « beau et con à la fois » (J. Brel), drôle, grave, grand.

J’en oublie et j’en rajouterai au fil du temps.

Une place particulière pour Axel Rogier-Waeselynck : mon fils aîné, qui a choisi -tôt et totalement- d’être artiste plasticien.

Et puis les « Lavallois », ceux que j’ai découverts ici, plus tard, maintenant, et qui m’ont accueilli, Jacques Pearson, trop tôt disparu, Laurent Vignais, Michel Maurice, Robert Lerivrain mes voisins, Stéphane Moisan qui m’a initié à la lithographie et supporté patiemment mes difficultés à accéder à la rigueur.

Une place particulière à Caroline Corbeau, qui se faufile entre sculpture et mobilier métallique, entre les perfections (de la forme, de l’exécution…) entre la force dominée et l’élégance.

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